Père des mangas et influenceur des temps anciens, Katsushika Hokusai avait un talent pour la manipulation de la peinture dès son plus jeune âge. N’étant pas du genre à se reposer sur ses lauriers, il était en constante recherche de progrès et était même un éternel insatisfait. Il disait : “A l’âge de quatre-vingt-six-ans, j’aurai fait encore plus de progrès et à quatre-vingt-dix ans, je pénètretrai le mystère des choses. A cent ans, j’aurai décidément atteint un niveau merveilleux, et à cent dix ans, chaque point, chaque ligne que je tracerai vibrera de vie”.
Ce peintre mondialement connu changeait d’identité selon les périodes, tantôt Shunko, tantôt Sori, tantôt Hokusai, tantôt Litsu, il signait parfois ses peintures avec la mention "Le vieux fou de peinture".
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L’originalité du peintre C’était un peintre qui avait beaucoup de technique. Lors de la période Sori allant de 1794 à 1805, il quitte son successeur suite à un différend entre eux. Durant cette période, il aime dessiner des portraits de Samuraï ou encore de femmes ayant un visage en pépin de melon. Dans ses oeuvres, il utilise la peinture à l’encre et traite avec sagesse le vide, le plein et sa science de la couleur.
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Ses peintures sont parfois inspirées par l’art occidental, en les cadrant par exemple ou encore en adoptant la technique de la perspective. En effet, il a pu découvrir cela grâce à un artiste japonais du nom de Shuba Kokan qui à l’époque fréquentait les Hollandais, seules personnes qui pouvaient amarrer à Nagasaki.
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Un peintre prospère La période où il se fait appeler Katsushika Hokusai allant de 1805 à 1810 est la période où il est le plus connu. Durant cette période, il montre son talent en peignant l’une des plus célèbres poétesse de l’époque Ono No Komachi en transformant les lettres de son nom en silhouette. A cette époque, il était artiste de cours, au service de l’empereur.
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Par la suite, il décide de quitter ses disciples. Afin qu’ils puissent continuer à apprendre à dessiner auprès de lui, Hokusai décide de créer les “manga”, mot qu’il invente et qui signifie à peu près “esquisse spontané”. Il crée alors des cahiers par thématique : le premier livre, par exemple, a pour thème les animaux tandis que le second a pour thème les croquis de la vie quotidienne. C’est d’ailleurs en raison de ses oeuvres-là qu’il est considéré comme étant le père des mangas tels qu’ils sont connus aujourd’hui.
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Une fin tragique mais paisible C’est lors de la période Litsu, période la plus dramatique du vieux fou de peinture, que les célèbres 36 vues du Mont-Fuji voit le jour.
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La Grande Vague de Kanagawa. Cette scène de naufrage, la plus connue, rend hommage à la force de la nature par rapport à l’homme. Trop souvent, cette peinture est coupée au niveau de la vague et on oublie que le thème principal est toutefois le Mont-Fuji qui se trouve à l’arrière plan. Durant cette période, le vieux peintre ne respecte jamais les commandes, soit il en fait trop soit il n’en fait pas assez.
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Par la suite, il perd ses enfants et son atelier brûle. Toutefois, les dix années qui suivent sont paisibles en matière de production car il s’efforce de produire au moins un dessin chaque jour jusqu’à sa mort.
Sur son lit de mort, il prononce ces dernières paroles : « Si le ciel m'avait accordé encore dix ans de vie, ou même cinq, j'aurais pu devenir un véritable peintre ». Sur sa pierre tombale il laisse cette épitaphe : « Oh ! La liberté, la belle liberté, quand on va aux champs d'été pour y laisser son corps périssable ! »